J’ai laissé endormis dans la nuit d’un tiroir
mes mots les plus secrets, mes airs les plus profonds
des notes un peu fripées, perdues sous un mouchoir
mélodies enterrées, d’un hier moribond.

Dans le grand Atelier, Octobre et ses couleurs
caresse lentement ces chants que nous portons
intimes partitions gravés sur notre cœur,
se réveillent alors tous les accords féconds.

Telles des feuilles mortes, les pages de ma vie
hier encore crissaient sous mes heures de laiton
il m’a suffi d’ouvrir cet écrin manuscrit
pour que chante enfin tout l’or de la saison

                                                                           Chris, octobre 2011

Automne

Texte écrit pour "Un mot. Une image. Une citation" que vous pouvez retrouver ICI